Éclairage
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Reboiser pour lutter contre le changement climatique

Transitions écologiques
Auvergne-Rhône-Alpes

Le 15 mars, Le Groupe La Poste, représenté par Laure Mandaron, directrice responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de la branche Services-Courrier-Colis, en partenariat avec le Centre national de la propriété forestière (CNPF), a signé la 8e convention de séquestration de CO2 par croissance d’arbres forestiers avec Marc et Joseph Berchoud, propriétaires forestiers à Ancy, dans le Rhône.

Photo de Marc Berchoud, propriétaire de la parcelle reboisée, et Laure Mandaron, directrice responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de la branche Services-Courrier-Colis, lors de la signature de la convention.
Marc Berchoud, propriétaire de la parcelle reboisée, et Laure Mandaron, directrice responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de la branche Services-Courrier-Colis, lors de la signature de la convention.

Le projet est financé par Le Groupe La Poste, avec la participation de La Banque Postale et du Réseau : Marc et Joseph Berchoud, propriétaires forestiers à Ancy, dans le Rhône s’engagent à des travaux de boisement de prairies pâturées en chênes rouges d’Amérique et en peupliers Koster, sur une parcelle de 2 hectares.

Marc Berchoud, propriétaire forestier à Ancy : « Nous avons été accompagnés par le centre national de la propriété forestière (CNPF) dans ce projet de plantation, notamment dans le choix des essences les mieux adaptées. Il fallait prendre en compte la nature des sols et leur situation. À ce jour, près de 800 chênes et 180 peupliers ont été plantés. Nous nous sommes engagés à suivre une charte de fonctionnement de l’exploitation sylvicole [01] avec un ensemble de bonnes pratiques à suivre. Cela passe par l’inscription à une association de gestion forestière (ASLGF) ainsi que l’adhésion à un système de certification forestière. »

  1. La sylviculture est l’activité et l’ensemble des méthodes et pratiques par lesquelles le « sylviculteur » agit sur le développement, la gestion et la mise en valeur d’une forêt ou d’un boisement pour en obtenir un bénéfice économique et/ou certains services profitables à la société.

La Poste investit dans des projets de compensation carbone

Après avoir cherché à réduire au maximum ses émissions de CO2 grâce, par exemple, au déploiement de véhicules électriques, à l’écoconduite ou au recours à de l’électricité 100% issue de sources d’origine renouvelable, La Poste compense les émissions qu’elle n’a pu réduire ; pour cela, elle investit notamment dans des programmes qui permettent la séquestration du carbone. C’est le premier bénéfice du boisement en chêne rouge d’Amérique et en peuplier Koster à Ancy, le second étant l’adoption de modes de production plus respectueux de l’environnement.

Pour Laure Mandaron, « La Poste s’est engagée dans la voie de la neutralité carbone pour réduire au maximum ses émissions de CO2, mais également pour compenser l’intégralité des émissions restantes. Ce projet de reboisement à Ancy, le 8e déployé en France, fait partie du Programme Climat+Territoires déployé par Le Groupe La Poste pour agir, en France, en faveur de la lutte et de l’adaptation au changement climatique et pour la transition énergétique. Le projet de reboisement sur les 2 hectares de parcelles à Ancy, permettra de séquestrer environ 170 tonnes de carbone sur 30 ans. »

Le programme Climat+Territoires, lancé en 2015 par La Poste, s’inscrit dans une démarche de proximité et de cohésion sociale et territoriale qui vise à soutenir des projets, en France, de reforestation/reboisement et de développement d’une agriculture durable.

La démarche de neutralité carbone de La Poste, c’est :

  • 100% des emballages Colissimo écoconçus

  • 100% d’approvisionnement en électricité d’origine renouvelable

  • 1ère flotte de véhicules alternatifs au monde

  • -20% d’émissions de gaz à effet de serre entre 2013 et 2020

  • 1er acteur de la compensation carbone volontaire en Europe (voir l’article).

  • 100% des offres Courrier, Colis et Numérique et les activités bancaires garanties neutres en carbone, sans surcoût pour les clients

  • Des projets territoriaux en France pour lutter contre le changement climatique et agir en faveur de la transition énergétique.

Photo d'Olivier Gleizes, ingénieur forestier et coordinateur national projets carbone au Centre national de la propriété forestière (CNPF)

Olivier Gleizes
Ingénieur forestier
Coordinateur national projets carbone au Centre national de la propriété forestière (CNPF)

« Pour qu’un projet de compensation carbone puisse générer des crédits carbone, il doit se référer à des méthodes qui sont annexées au label Bas-Carbone. Mis en place depuis le 29 novembre, le label Bas-Carbone va permettre aux entreprises, aux collectivités territoriales, aux établissements publics ou aux particuliers, de pouvoir compenser leurs émissions de CO2 non-réductibles sur les secteurs agricole et forestier.

Dans le cadre de ce programme, le CNPF a eu pour objectif de rédiger les trois méthodes forestières qui seront agréées courant avril par le ministère de la Transition écologique et solidaire au sein du label Bas-Carbone : Il s’agit du boisement de terres agricoles en friche, le reboisement de forêts dégradées et la conversion de taillis-sous-futaie. »