Les serres de Rouen retrouvent leur lustre d’antan

Développement Territorial
Normandie
Grand angle
2 min

Samedi 18 mai, les serres du jardin des plantes de Rouen ont rouvert leurs portes au public après un an et demi de travaux pour partie financés par La Banque Postale. Visite guidée du parc en compagnie de Julien Goossens, son directeur et de Kilmeny Gil de Muro, directrice des finances de la ville.

La rénovation des serres du jardin des plantes de Rouen a nécessité 18 mois de travaux concentrés autour de trois espaces (la serre centrale, les serres tropicales et le groupe des sept serres). Certaines verrières, très endommagées, étaient jusqu’alors interdites d’accès pour des raisons évidentes de sécurité. Julien Goossens, directeur du parc floral, explique : « L’un des objectifs premiers des travaux était de rendre visible au plus grand nombre des collections de plantes exceptionnelles parfois menacées d’extinction dans un cadre sécurisé.»

Des espèces disparues dans leur biotope, préservées à Rouen

Les serres tropicales édifiées au XIXe siècle abritent différentes variétés d’orchidées, observables depuis des baies vitrées. Des espèces éteintes dans leur milieu naturel, conséquence de la culture intensive de l’huile de palme, sont précieusement conservées à Rouen avec l’espoir de les voir un jour refleurir sur leur terre d’origine. La serre centrale, communément appelée serre à l’horloge, est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. « Construit vers 1840, ce bâtiment a été rénové en respectant les principes architecturaux de l’époque et constitue aujourd’hui le décor d’un parcours pédagogique sur l’évolution de la végétation depuis la préhistoire », précise Julien Goossens (photo ci-contre).

Sensibiliser l’opinion publique sur la préservation de la biodiversité

La visite se poursuit avec le groupe des sept serres où les promeneurs peuvent admirer cactées et plantes carnivores venues de tous les continents. « Le maintien de niveaux de température et d’hygrométrie nécessaires au développement de plantes exotiques est énergivore, constate Julien. Les travaux réalisés avec le cabinet MVT Architectes, dirigé par Jérémie Thirel, redonnent de l’éclat aux structures et va nous permettre de réaliser des économies.» Kilmeny Gil de Muro, directrice des finances de la ville de Rouen, insiste aussi sur la dimension environnementale du projet : « La réhabilitation des serres s’inscrit parfaitement dans nos ambitions de sensibilisation de l’opinion publique sur la transition énergétique et la préservation de la biodiversité. »

Des travaux pour partie financés par un prêt contracté auprès de La Banque Postale

Afin de financer le projet, 2,2 millions d’euros ont été levés dont la moitié apportée par la municipalité de Rouen. Pour le symbole, l’emprunt contracté auprès de La Banque Postale a été signé lors de l’Armada entre Emmanuèle Jeandet-Mengual, conseillère municipale et Serge Bayard directeur des entreprises et du développement des territoires (photo ci-contre).

La réhabilitation des serres s’inscrit dans nos ambitions de sensibilisation de l’opinion publique sur la transition énergétique et la préservation de la biodiversité.

Kilmeny Gil de Muro
Directrice des finances de la ville de Rouen

Kilmeny justifie ce choix : « Les conditions tarifaires proposées par La Banque Postale étaient les plus attractives. Cette collaboration, je l’espère, en appellera d’autres. » Parmi les financeurs : la Région, la Métropole Rouen Normandie et, plus surprenant, la mobilisation de particuliers qui réjouit Julien Goossens : « Les chiffres prouvent l’attachement des Rouennais à ce patrimoine historique de leur ville. 550 000 personnes ont visité notre jardin botanique en 2016 et, sur le coût total des travaux, 100 000 euros ont été apportés par du mécénat individuel.»

Les chiffres

● Un parc de 8,5 hectares

● 4000 m² de serres

● 7000 espèces

● 2,2 millions d’euros de travaux