Le chariot "K-ryole" testé à Vincennes

Ile de France

Durant la première quinzaine du mois de juillet, la filiale du Groupe La Poste PickUp et la direction du Réseau ont effectué des tests avec le chariot "K-ryole". Un outil dont le but est de réduire l’attente des clients en bureaux de Poste, notamment sur le dépôt des colis.

C’est le bureau de poste de Vincennes, situé 18 avenue du Château, qui a été sélectionné pour réaliser cet essai. Ce bureau a un flux clientèle dense et 80% de ses activités concernent le traitement des colis. Tristan Paul, directeur de secteur de Vincennes et Radouane Rida, responsable de l’Espace Commercial de Vincennes nous en disent plus sur ce test.

Quel est l’objectif de cette expérimentation ?

Tristan Paul : L’objectif de ce test est de désengorger la file d’attente concernant les dépôts de colis préaffranchis et des Chronopost. Trois secteurs (Vincennes, Paris Victor Hugo et Paris Boucicaut) ont été sélectionné pour cette expérimentation, en fonction de l’importance du flux du secteur.

Comment fonctionne le chariot K-ryole ?

Radouane Rida : La personne en charge de la "K-ryole" effectue sa mise en place quotidiennement, à 14h. La "K-ryole" est munie d’une assistance électrique pour faciliter sa manipulation. Le collecteur du chariot, muni d’une scanneuse, prend en charge les colis directement déposés dans la "K-Ryole". Lorsque la fin de journée arrive, la personne en charge de la "K-ryole" transfère les colis à nos structures afin que nos collecteurs puissent les injecter dans le réseau postal d’acheminement. Les colis seront alors re-scannés. Les démarches sont identiques à celles d’un dépôt classique : les clients ont une preuve de dépôt datée ainsi qu’un numéro de suivi. Tout est réalisé de manière transparente et réglementaire.

K-ryole
Radouane Rida (à gauche) et Tristan Paul (à droite), aux cotés de la "K-ryole"

Quels sont les résultats recherchés ?

Tristan Paul : Il s’agit d’améliorer l’expérience client. Cette méthode permet d’accélérer le dépôt des colis, de fluidifier le flux client dans l’espace de vente et de limiter les incivilités. Le client n’attend plus, il est directement pris en charge. Les clients sont orientés dès leur arrivée vers la "K-ryole" qui est facilement identifiable devant le bureau.

Quels sont les avantages pour les clients et la collectivité ?

Tristan Paul : Dans le contexte actuel de crise sanitaire, c’est une vraie opportunité. Les clients ne sont plus obligés de rentrer en bureau de poste, limitant ainsi la fréquentation. Les clients gagnent du temps. Grâce à la prise en charge directe, la file d'attente est réduite. Le procédé est simple, pratique et accessible à tous. En ce qui concerne la collectivité, l’innovation postale rejaillit sur l’image que les habitants ont de leur commune.

Comment les clients accueillent-ils cette initiative ?

Radouane Rida : Positivement. Il y a beaucoup d'avantages pour eux. Au-delà du gain de temps, le dépôt de colis est simple et sécurisé. Le client n’a pas besoin d’entrer dans le bureau et il est, de ce fait, moins exposé dans ce contexte de crise sanitaire.

Quel bilan faîtes-vous de cette expérimentation ?

Tristan Paul : En cette période, la "K-ryole" a pu gagner en visibilité. Le nombre de client dans l'espace commercial étant actuellement régulé, les clients patientent avant d'entrer en bureau de poste. La "K-ryole", présente à l'extérieur, n’est donc pas passée inaperçue. Cette période de crise sanitaire a totalement justifié son efficacité pendant l’expérimentation. Nous avons traité entre 80 et 120 colis par jour, ce qui équivaut à la quasi-totalité des colis déposés sur le secteur sur les heures de présence. Et du côté des postiers, l'équipement "K-ryole" est perçu de façon positive.