Publié le 22 avril 2021

Un bloc de timbre illustre l’un des trésors de Notre-Dame

Culture
Ile-de-France

Deux ans après l’incendie partiel de la cathédrale, La Poste émet le 26 avril un bloc de timbre intitulé "Trésors de Notre-Dame – Adam et Ève". Cette série initiée en 2020 met en lumière les trésors, les richesses et le patrimoine de la cathédrale durant toute la période de sa reconstruction.

La Poste émet un bloc de timbre intitulé "Trésors de Notre-Dame – Adam et Ève"

Le vitrail "Adam et Ève" est si discret qu’on pourrait l’oublier, passer sans le voir dans les chapelles du déambulatoire de Notre-Dame de Paris. Pourtant, son histoire est à l’image de celle des vitraux de la cathédrale : une histoire longue, complexe, faite de remaniements successifs au gré des restaurations, des changements de styles, des préférences du clergé, des dommages causés par les intempéries.

Se plonger dans l’histoire du vitrail à Notre-Dame, c’est plonger dans les méandres d’un corpus gigantesque qui a fait la gloire de l’art gothique, incarné par les éblouissantes prouesses techniques du XIIe et du XIIIe siècle au service de la théologie de la lumière, et fait de Notre-Dame l’une des plus belles réalisations architecturales de tous les temps. Mais, hormis les trois grandes roses miraculeusement préservées de la chaleur et des flammes qui sont les manifestations éclatantes du projet initial, il ne reste quasiment rien des vitraux médiévaux d’origine. Rien, sinon ce petit vitrail représentant la tentation d’Adam et Ève, ainsi qu’un autre vitrail figurant un sacrifice d’animal.

Jacques Le Chevallier, le créateur des vitraux modernes de la nef, a installé cette tentation d’Adam et Ève au milieu du XXe siècle. Les personnages ont la rigidité simple et poétique du Moyen Âge classique mais c’est leur ancrage dans la couleur du verre teinté dans la masse et décoré en grisaille qui fait leur beauté, avec le serpent ailé enroulé autour de l’arbre de la connaissance et la main d’Ève qui propose le fruit défendu. On sait que ce vitrail a été utilisé au XVIIIe pour combler un emplacement vide dans la rose occidentale après l’installation du grand orgue, puis qu’il a été retiré en 1855 dans le cadre des grandes restaurations de Viollet-le-Duc pour être exposé au palais de l’Industrie puis au Trocadéro avant de passer de longues années en caisses. Mais le reste de son histoire demeure un mystère devant lequel on ne peut que rêver, imaginer sa destinée au cours des siècles et contempler la lumière qui le traverse. Comme elle le fait depuis près de huit cents ans...

Se plonger dans l’histoire du vitrail à Notre-Dame, c’est plonger dans les méandres d’un corpus gigantesque qui a fait la gloire de l’art gothique, incarné par les éblouissantes prouesses techniques du XIIe et du XIIIe siècle.

Le bloc sera vendu en avant-première les vendredi 23 et samedi 24 avril à :

  • PARIS (75) Le Carré d’Encre, de 10H à 17H, 13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS. www.lecarredencre.fr

À partir du 26 avril 2021, il sera vendu dans certains bureaux de poste, par abonnement ou par correspondance à Philaposte Service Clients Z.I Avenue Benoît Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 PÉRIGUEUX CEDEX 09, par téléphone au 05 53 03 19 26 et par mail sav-phila.philaposte@laposte.fr sur réservation auprès de votre buraliste et sur le site Internet www.laposte.fr/boutique