Publié le 24 novembre 2020

L’ESSaim : une démarche pour répondre aux besoins des territoires

Développement Territorial
Bourgogne-Franche-Comté

Dans le cadre du mois de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) 2020, un e-événement entre les postiers et le Générateur Bourgogne - Franche-Comté, un collectif d’acteurs ESS de la région, a été organisée le 10 novembre dernier.

L’économie sociale et solidaire (ESS)

 Destinée aux acteurs de l’économie sociale et solidaire de la région Bourgogne-Franche-Comté, la démarche de "L’ESSaim" a pour objectif de rendre plus concrète la politique d’engagement sociétal du Groupe La Poste. "La Poste est très engagée dans les relations avec le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) et la délégation régionale du Groupe a initié, fin 2018, une démarche partenariale avec les acteurs régionaux de l’ESS, l’ESSaim, dans la droite ligne de l’Alliance Dynamique portée au niveau national par la Direction de l’Engagement Sociétal du groupe" explique Kildine Bataille, déléguée au développement régional du Groupe. "L’esprit de la démarche régionale L’ESSaim, c’est de partir de nos besoins de développement et les faire converger avec ceux de l’ESS".

Répondre aux besoins de Poste des populations

Le 10 novembre, lors d’une rencontre en visioconférence de 2 heures, nommée ESSaim#2, les participants ont apporté leurs contributions afin d'agir concrètement et répondre aux transitions démographique, sociale, territoriale et environnementale de la société.  "Cet atelier de travail répond à 3 objectifs " précise Kildine Bataille. "Tout d’abord, jouer collectif entre les postières et postiers issus des branches, les acteurs ESS et les collectivités accompagnés par le Générateur Bourgogne - Franche-Comté (GBFC). Deuxième ambition : poursuivre la construction commune autour de coopérations économiques locales et d’innovations sociétales, en partant des besoins de développement locaux afin de répondre au besoin de Poste des populations. Et enfin, expérimenter la méthodologie d’intelligence collective du Générateur via cet e-événement proposé aux 30 postières et postiers des branches".  

Julia Remmonay, coordinatrice du Générateur Bourgogne-Franche-Comté (GBFC), revient sur cette méthodologie qui a pour but de renforcer les alliances afin de mieux accompagner la transition. "Le Générateur soutient la création d’activité. Nous intervenons en 3 étapes : des besoins à l’idée, de l’idée au projet et du projet à la création d’activité".  Elle ajoute : "Nous créons des activités utiles et pérennes pour le territoire".

4 thématiques de travail

Après la présentation des objectifs de cette rencontre virtuelle et du Générateur Bourgogne - Franche-Comté, les participants ont rejoint leurs ateliers virtuels animés par les membres du générateur.  En amont de la rencontre, chacun avait pu s’inscrire à un atelier en fonction de son intérêt pour le thème :" La présence postale et les lieux partagés", "Le facteur, acteur de proximité en urbain et en rural", "L’accès numérique pour tous" ou encore "Les achats de proximité et la logistique postale au service de l’économie locale". 

Les règles de fonctionnement de ces ateliers étaient simples et clairement établies : "être pleinement présents" au bénéfice "de projets réjouissants qui motivent pour la suite "  et encourage "la spontanéité en rebondissant sur les idées des autres". 

"Et si… "

Dans chaque atelier, chacun a alors été invité à formuler des "Et si… " qui pourront devenir des actions. Pour cela, on définit des mots comme "coopération", "projet de territoire" ou "ressource locale" puis on rentre dans le vif du sujet. Après 1 heure d’échanges, les actions ayant remportées le plus de suffrages par atelier ont été retenues. Vient alors le temps de compléter la fiche projet : description, nom accrocheur, acteurs à mobiliser, processus de mise en œuvre, projets inspirants.  

Patrice Lecompte, chef de projet qualité à la plateforme industrielle courrier de Dijon-Longvic, a participé à l’atelier sur le thème "Le facteur, acteur de proximité". Il revient sur cette expérience. "L’évolution du métier de facteur, liée aux baisses structurelles du courrier, me tient à cœur. Grâce à une méthode participative et interactive, nous sommes parvenus à déterminer un projet en lien avec le rôle d’acteur public que le facteur pourrait jouer. Il s'agit d'une opportunité pour agir avec les communes. C’est pour moi une piste de progrès".