Publié le 17 mars 2021

Grand Est : 3 postiers mis à l'honneur dans le Journal des postiers de l'année

Ressources humaines
Grand Est

Chaque année, La Poste rend hommage à des collaborateurs s'étant distingués pour leur engagement et implication. Nathalie, Alassane et Mélanie, tous trois originaires de la région Grand Est, figurent au palmarès des 40 postiers de l’année 2020. Ces derniers nous racontent leurs expériences et vision du métier de postier.

Nathalie, Alassane et Mélanie incarnent l’engagement de tous les postiers au cours d'une année 2020 sans précédent.

Mélanie Hubert, factrice à la plateforme de distribution du courrier de Suippes, dans la Marne, a aidé la gendarmerie à mettre la main sur un gang de cambrioleurs.

C’est parce qu’elle a cousu des masques et des blouses pour son médecin traitant qui en manquait cruellement que Nathalie Veyradier, chargée de clientèle spécialisée au centre financier de Châlons-en-Champagne, se trouve sur la liste des 40 postiers.

Alassane Ngom, maintenant chargé de clientèle appui bancaire à Strasbourg Hautepierre, a, quant à lui, été mis en avant par ses supérieurs de par son précédent poste de médiateur. Sa mission consistait à accompagner les clients vulnérables vers les bons services et à anticiper les litiges avec certains clients.

Des profils mis à l'honneur dans le Journal des postiers de l'année, entièrement dessiné par l'illustratrice Mariette Guigal et envoyé à l'ensemble des contributeurs du Groupe La Poste.

Nathalie Veyradier

Lorsqu’elle s’est rendu compte au printemps dernier que sa généraliste n’avait aucun équipement pour faire barrière à la Covid, Nathalie Veyradier s’est immédiatement mise au travail : elle a cherché des patrons sur Internet, sorti ses vieux draps, sa machine à coudre, et s’est mise au travail… En quelques semaines, elle a ainsi fourni à son médecin des masques, cinq blouses en tissu et une quinzaine de surblouses en plastique.

C’est intéressant de voir que l'on est reconnu en dehors des actions purement postales. Coudre ces masques et ces tabliers, c’était une décision personnelle. Et la reconnaissance de mon employeur, c’est un grand plus.

Nathalie Veyradier

Couture et crochet ne constituent cependant qu’un petit échantillon des activités de cette hyperactive enthousiaste. Nathalie occupe son temps libre à s’occuper de ses deux enfants adolescents, mais aussi à jouer du saxophone et de la clarinette. Car la native de Montmirail dans la Marne n’aime rien tant que "la variété et la polyvalence" : ce sont du reste, à ses yeux, les deux principaux attraits de son travail au centre financier de Châlons-en-Champagne.

Nathalie appartient à l’équipe en charge des réclamations émises par des clients franciliens et ne trouve ce travail ni ingrat, ni répétitif. "Un dossier n’est jamais le même que le suivant, on ne s’ennuie jamais", résume-t-elle. Elle apprécie la grande solidarité dans son équipe, qu’elle pratique elle-même fréquemment...

Alassane Ngom

Le chargé de clientèle de 46 ans voit la qualité de son travail reconnue par ses pairs… Cette reconnaissance, il l’a gagnée dès son entrée comme médiateur. Le poste consistait à trouver des solutions pour les clients et pour ses collègues lorsqu’une tension s’installait dans un bureau. Un "rôle de facilitateur", dont il continue à utiliser les compétences pour sa nouvelle fonction. Cette relation client - "être là pour trouver des solutions et pour que l’échange soit le plus convivial possible"- c'est ce qui motive Alassane. Sa stratégie pour calmer les tensions ? Écouter, se mettre à la place de l’autre et surtout dialoguer.

Ça me fait plaisir de voir mon parcours relaté dans ce journal. Il valorise bien les postiers et c’est très gratifiant d’en faire partie.

Alassane Ngom

Quand il ne résout pas les problèmes au bureau, c’est en citoyen qu’il fait sa part pour une société meilleure. Son identité pétrie de trois cultures lui apporte une joie et une fierté qu’il partage. Président fondateur d’une association interculturelle, il accompagne un public de tous les âges dans la découverte artistique, avec notamment des scènes ouvertes. "La culture permet de se comprendre et de favoriser le vivre ensemble. C’est aussi ce qui restera d’une époque. J’apporte ma pierre à l’édifice".

Mélanie Hubert

A l’issue d’une année en contrat de professionnalisation, avec en poche son diplôme de conducteur livreur, Mélanie a intégré La Poste en tant que factrice polyvalente il y a trois ans. Lors d'une distribution menée à Vadenay, celle-ci croise alors une voiture de gendarmerie. "Un officier m’a demandé si j’avais vu une C5 bleue avec à son bord trois hommes barbus. Il m’a conseillé d’ouvrir l’oeil. Si jamais je les apercevais, je devais l’appeler. Il m’a laissé son numéro".

Quand je lis le journal des postiers, chaque année je me dis qu’il y a de sacrées histoires et que j’aimerais être à leur place. C’est désormais chose faite.

Mélanie Hubert

Sa journée finie, avant de retourner chez elle à Sainte-Menehould, Mélanie décide de s’arrêter chez son père qui habite à Suippes. Alors qu’ils discutent sur le balcon baigné de soleil, Mélanie soudain se fige. Au pied de l'immeuble, elle repère la C5 bleue et les hommes correspondant à la description. Mélanie prend une photo avec son portable et contact le gendarme rencontré lors de sa tournée. "Ils sont arrivés cinq minutes trop tard, mais une autre équipe a coincé le gang plus loin. Le lendemain, je me suis rendue au poste pour faire une déposition et fournir d’autres photos. On m’a félicitée pour ma contribution décisive".

Nathalie, Alassane et Mélanie incarnent l’engagement de tous les postiers au cours d'une année 2020 sans précédent. Tous les trois sont unanimes pour remercier leurs collègues qui ont proposé leurs candidatures et qui sont à l’initiative de cette belle aventure humaine.

Découvrez les portraits des 40 postiers
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